<rss xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0"><channel><title>humain - Tag - Jordan Chapuy - Blog d'un développeur passionné ❤️</title><link>https://jordanchapuy.com/tags/humain/</link><description>humain - Tag - Jordan Chapuy - Blog d'un développeur passionné ❤️</description><generator>Hugo -- gohugo.io</generator><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 28 Jun 2026 08:30:00 +0200</lastBuildDate><atom:link href="https://jordanchapuy.com/tags/humain/" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>Sortir la bonne pièce au bon moment</title><link>https://jordanchapuy.com/posts/2026/06/sortir-la-bonne-piece-au-bon-moment/</link><pubDate>Sun, 28 Jun 2026 08:30:00 +0200</pubDate><author>Auteur</author><guid>https://jordanchapuy.com/posts/2026/06/sortir-la-bonne-piece-au-bon-moment/</guid><description><![CDATA[<p>Je ne sais pas trop où je vais avec ça, mais j&rsquo;ai envie de raconter une histoire qui m&rsquo;est venue sous la douche, ma fameuse <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/03/inspiration-d-une-douche/" rel=""><em>corne d&rsquo;abondance des pensées</em></a>. Je me remémorais une soirée jeux de société. On était sur une partie de Pandaï, un jeu de stratégie terriblement simple et efficace que j&rsquo;aime beaucoup (et je le recommande les yeux fermés).</p>
<p>À un moment, sur une des parties, j&rsquo;ai réussi un joli coup. Le genre de coup où l&rsquo;on voit deux tours plus loin et où l&rsquo;on combine tous les éléments possible ensemble. Les deux autres joueurs s&rsquo;étaient en plus alliés contre moi mais j&rsquo;avais réussi à les vaincre.</p>
<p>Laure m&rsquo;avait dit une phrase que je me suis noté :</p>
<blockquote>
<p>Wow, impressionnant. Moi je suis incapable de penser aussi loin comme ça. Je ne suis pas réfléchie.</p>
</blockquote>
<p>Sur le moment, j&rsquo;ai pris le compliment, ça m&rsquo;a fait plaisir. Je pense que c&rsquo;est une de mes qualités. Pour autant, être réfléchi, ça a aussi des défauts. Quand on pousse trop la réflexion, on peut rater une occasion, on peut se déconnecter du moment présent, on peux rester paralysé dans l’analyse.</p>
<p>Et plus l&rsquo;eau coulait (je vous rappelle que je suis sous la douche, enfin pas là maintenant hein, pendant que je repensais à la partie), plus j&rsquo;avais l&rsquo;image d&rsquo;une pièce qui me venait.</p>
<h2 id="sadapter-à-une-situation">S&rsquo;adapter à une situation</h2>
<p>J&rsquo;ai donc commencé à divaguer en visualisant un trait comme <strong>deux faces d&rsquo;une pièce</strong>, avec ses avantages et ses défauts. Restons sur <code>réfléchi</code>.</p>
<p>Côté face, la réflexion m&rsquo;aide. Elle me permet d&rsquo;anticiper, de ne pas me jeter sur la première solution venue, de projeter les conséquences d&rsquo;une décision avant de la prendre. Dans un jeu de stratégie, dans un choix difficile, dans un moment où il y a besoin d&rsquo;analyser, c&rsquo;est précieux.</p>
<p>Côté pile, cette même réflexion peut devenir lourde. Je peux trop analyser, attendre le moment parfait, comparer une dizaine d&rsquo;options alors que deux auraient très bien fait l&rsquo;affaire. Alors qu&rsquo;on est dans un moment où il faut avancer maintenant, on risque de se déconnecter du moment présent, de ne rien faire.</p>
<p>Ça me fait penser à l&rsquo;expression <em>&ldquo;les défauts de ses qualités&rdquo;</em>. Les deux vivent ensemble. Ce n&rsquo;est pas noir ou blanc, bien ou mal. Ce trait, cette pièce a deux faces et <strong>selon la situation elle sera plus ou moins adaptée</strong>. Quelque chose que l&rsquo;on perçoit comme un défaut pourrait devenir une qualité dans un autre contexte.</p>
<h2 id="ce-nest-pas-une-étiquette">Ce n&rsquo;est pas une étiquette</h2>
<p>En continuant mon cheminement de pensées, je me suis mis à imaginer une petite <strong>sacoche remplie de pièces</strong>. Un bourse un peu médiévale pour être plus précis - ça a un côté heroic fantasy que j&rsquo;aime bien. Avec moi, j&rsquo;ai donc tout un ensemble de traits à ma disposition. Il n&rsquo;y a pas seulement <code>réfléchi</code>, il pourrait y avoir aussi <code>créatif</code>, <code>curieux</code>, <code>joueur</code>, etc.</p>
<p>On a tous une pièce qu&rsquo;on sort plus naturellement que les autres, celle qui tombe dans la main sans effort. On en a d&rsquo;ailleurs certainement plusieurs. Mais ça ne veut pas dire que les autres n&rsquo;existent pas ou sont inaccessibles.</p>
<p><em>&ldquo;Je suis réfléchi&rdquo;</em> ne veut pas dire que je le suis constamment, ou que je suis condamné à l&rsquo;être. C&rsquo;est la même chose avec l&rsquo;inverse, pour reprendre la phrase de Laure qui a lancé toute cette histoire : <em>&ldquo;Je ne suis pas réfléchie&rdquo;</em> ressemble à une fatalité alors que dans d&rsquo;autres situations, elle avait de très bonnes réflexions.</p>
<p>Et c&rsquo;est le moment où un second jeu de société s&rsquo;est invité pendant que l&rsquo;eau continuait de couler. Cette fois, c&rsquo;est le Poker des cafards, un jeu rapide que j&rsquo;adore et qui procure de superbes fou rires avec ses amis.</p>
<blockquote>
<p>Le principe du jeu ? On donne une carte face cachée depuis notre main à quelqu&rsquo;un en annonçant ce qu&rsquo;elle est. Par exemple : &ldquo;c&rsquo;est une mouche&rdquo;. Le destinataire peut alors dire que c&rsquo;est vrai ou faux. S&rsquo;il a raison, l&rsquo;expéditeur posera la carte devant lui. Sinon, la carte sera devant le destinataire. Le joueur qui reçoit la carte peut aussi regarder la carte et la passer à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre en refaisant une annonce. La partie s&rsquo;arrête quand il y a quatre cartes identiques devant un joueur : c&rsquo;est le grand perdant.</p>
<p>Un concept simple qui se transforme rapidement en un théatre de mensonges, de tentatives de bluff sauvages, de profiling de ces sourires bien trop suspects et d&rsquo;acharnements qui nous conduisent à notre perte. Testez-le, vraiment !</p>
</blockquote>
<p>Dans ce jeu, il y a toujours un moment où j&rsquo;adore faire un coup totalement à l&rsquo;instinct. Je reçois une carte. Je ne la regarde même pas. Je la tends à un troisième joueur et j&rsquo;annonce un truc au hasard. &ldquo;Ne croit surtout pas Thierry, il a menti, en fait c&rsquo;est un cafard&rdquo;.</p>
<p>Est-ce que c&rsquo;est un coup réfléchi et logique pour gagner ? Pas du tout. Je viens d&rsquo;annoncer un des animaux au hasard. J&rsquo;ai très peu de chance que ce soit réellement celui-là sur cette carte face cachée. Mais ça me fait marrer. C&rsquo;est un coup de folie sur le moment.</p>
<p>On pourrait dire que <strong>j&rsquo;utilise deux autres traits / pièces</strong> : <code>spontanné</code> et <code>joueur</code>. Je joue à l&rsquo;instinct, je prends un risque démesuré, je veux juste m&rsquo;amuser&hellip; c&rsquo;est littéralement irréfléchi. Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;étiquette <em>&ldquo;je suis réfléchi&rdquo;</em> qui me contraint à le rester sans cesse.</p>
<p>Je peux <strong>jongler avec les pièces</strong>. Quand je commence à faire ce coup, il y a presque toujours une ou deux personnes qui ont envie de tenter la même chose dans la soirée. Et quand ils le font avec moi, j&rsquo;ai un choix. Parfois je suis réfléchi et je réponds mécaniquement faux car je sais que les probabilités sont avec moi. Parfois je suis encore plus joueur et je vais dans la surenchère de chaos en passant la carte à une autre personne en ne la regardant toujours pas.</p>
<h2 id="séchage">Séchage</h2>
<p>Bon, j&rsquo;ai assez divagué, il est temps de sortir de la douche. Comment je conclus avec tout ça par contre&hellip; Je vois au moins deux choses intéressantes qui peuvent ressortir de cette histoire.</p>
<ul>
<li>
<p><strong>L&rsquo;intelligence situationnelle</strong> : Il faut s’avoir s’adapter, savoir quelle pièce sortir selon la situation. Chaque trait a ses forces et faiblesses dans un contexté donné.</p>
</li>
<li>
<p><strong>L’illusion de l&rsquo;étiquette</strong> : On a une collection complète de pièces dans notre sacoche. On peut puiser dans d&rsquo;autres forces même si elles semblent loin de notre <em>étiquette</em>. Une étiquette qui n&rsquo;existe d&rsquo;ailleurs pas.</p>
</li>
</ul>
<p>Qu&rsquo;est-ce que vous pouvez faire maintenant ? Faire un peu d&rsquo;introspection ou courir dans une boutique de jeux pour acheter Pandaï et le Poker des cafards. Choisissez votre pièce !</p>
]]></description></item><item><title>Diversifier</title><link>https://jordanchapuy.com/posts/2024/09/diversifier/</link><pubDate>Mon, 23 Sep 2024 19:23:00 +0200</pubDate><author>Auteur</author><guid>https://jordanchapuy.com/posts/2024/09/diversifier/</guid><description><![CDATA[<p>Diversifier, c&rsquo;est mettre de la variété en quelque chose, l&rsquo;<strong>enrichir</strong> avec des éléments <strong>différents</strong>. Un concept simple à comprendre mais que l&rsquo;on n&rsquo;applique peut-être pas assez. Il y a des moments et des domaines où la diversité est un aspect important, voire essentielle.</p>
<p>Je prends en exemple la nutrition pour illustrer. On sait qu&rsquo;il faut avoir une bonne variété d&rsquo;aliments pour obtenir les différents nutriments, vitamines et minéraux. C&rsquo;est essentiel pour notre santé. On ne va pas manger seulement du riz, ou uniquement de la viande.</p>
<p>On peut <strong>continuer</strong> et <strong>zoomer</strong> sur un macronutriment, les protéines par exemple. Là-dedans aussi on veut diversifier - on ne se limitera pas à uniquement des œufs par exemple.</p>
<p>Ce besoin de diversité, on le retrouve dans beaucoup de domaines qui nous entourent. La nature a besoin d&rsquo;une large variété de plantes et d&rsquo;animaux pour maintenir l&rsquo;équilibre des écosystèmes et assurer la survie de ces espèces (nous y compris).</p>
<p>La diversification peut être une <strong>stratégie</strong>. C&rsquo;est le cas pour diminuer le risque sur nos investissements. On s&rsquo;expose sur de multiples pays et de manière différente (des actions, de l&rsquo;immobilier, des obligations, de la crypto, &hellip;). On est davantage résilient.</p>
<p>C&rsquo;est la même chose côté serveurs. On va chercher à avoir plusieurs fournisseurs et différents sites (lieux) pour assurer une continuité en cas de problème. Avoir nos backups sur le même site est risqué - les incendies de datacenter, ça arrive vraiment.</p>
<p>J&rsquo;en arrive à un premier domaine qui me tient à cœur et dans lequel je suis convaincu que l&rsquo;on a besoin de diversifier davantage : l&rsquo;<strong>information</strong> (une actualité, une connaissance, un apprentissage).</p>
<p>Je pense que c&rsquo;est d&rsquo;autant plus important aujourd&rsquo;hui avec la sur-utilisation des réseaux sociaux et de l&rsquo;IA. Si on ne fait pas attention, on peut rapidement <strong>perdre notre esprit critique</strong> en prenant les informations que l&rsquo;on trouve comme des vérités absolues.</p>
<p>Aussi, les algorithmes des réseaux sociaux tendent à nous montrer des choses que l&rsquo;on aime - et on aime voir des gens qui ont le même avis, qui sont dans le même camp que nous. On se coupe de nombreux autres points de vue.</p>
<p>Alors pour éviter de m&rsquo;enfermer dans une bulle, quand je cherche une information, ou que j&rsquo;apprends sur un sujet, j&rsquo;essaie de <strong>diversifier au mieux les sources, les personnes, les supports</strong> (tweet, article, vidéo, livre). Je ne veux pas me limiter à un seul regard. Et <strong>ensuite je construis ma propre compréhension</strong>.</p>
<p>Il m&rsquo;arrive également de suivre des personnes que <em>j&rsquo;aime moins</em> (façon de faire, convictions différentes) pour rester <strong>ouvert</strong>. Je me dis qu&rsquo;il y aura parfois du bon que je ne connais pas, que je peux avoir tort et changer d&rsquo;avis, qu&rsquo;il peut y avoir en réactions d&rsquo;autres personnes qui vont apporter des choses intéressantes pour clarifier / améliorer / corriger / ajouter du contexte.</p>
<p>Le second domaine sur lequel je pense que l&rsquo;on peut se diversifier davantage pour s&rsquo;améliorer est <strong>notre métier de développeur</strong>. Peu importe notre domaine d&rsquo;expertise, il y a tout <strong>un tas de connaissances et de compétences utiles qui gravitent autour</strong>.</p>
<p>Je prends exemple avec un développeur iOS. Ok, je suis un expert dans cette techno, je connais super bien le langage Swift, le SDK d’Apple, les guidelines, les nouveautés, etc. Comment me diversifier pour renforcer mon tronc qu&rsquo;est le développement iOS ?</p>
<p>J&rsquo;ai un tas de possibilités. Je vais peut-être creuser des sujets de craft pour améliorer la qualité de ce que je produis, réduire les erreurs, aider mon équipe. Ou explorer des sujets globaux comme l&rsquo;accessibilité et l&rsquo;éco-conception. Sinon je peux aussi voir comment automatiser et industrialiser certains process, comment améliorer notre usine de CI/CD.</p>
<p>Peut-être que je vais sortir du mobile, et engranger de la connaissance côté backend pour travailler de bout-en-bout. Ou m&rsquo;intéresser au produit, aux utilisateurs, car c&rsquo;est un tout.</p>
<p>Finalement, la diversification est omniprésente. C&rsquo;est une démarche que l&rsquo;on peut intégrer davantage dans notre quotidien. En apportant de la variété à ce que nous apprenons, comment nous travaillons, ce que nous consommons, nous nous <strong>ouvrons</strong> à de nouvelles perspectives et nous nous <strong>renforçons</strong>. Alors, dans quoi pourriez-vous apporter plus de variété ? Et comment ?</p>
]]></description></item><item><title>On a tous des histoires à raconter</title><link>https://jordanchapuy.com/posts/2023/06/on-a-tous-des-histoires-a-raconter/</link><pubDate>Mon, 12 Jun 2023 20:00:00 +0200</pubDate><author>Auteur</author><guid>https://jordanchapuy.com/posts/2023/06/on-a-tous-des-histoires-a-raconter/</guid><description><![CDATA[<p>En ce moment, j&rsquo;essaie d&rsquo;aider des collègues à créer du contenu qu&rsquo;ils partageraient ensuite. Article, talk, podcast, vidéo, &hellip; peu importe le format. L&rsquo;intention est de se lancer et de casser quelques croyances limitantes. Les histoires sont en nous, et on en a tous à raconter. Alors allons en chercher quelques-unes.</p>
<h2 id="des-croyances-limitantes">Des croyances limitantes</h2>
<p>Quand on se lance dans l&rsquo;aventure, on peut rencontrer ses premières embûches assez tôt. Ici, ces sont les croyances limitantes qui peuvent nous empêcher de démarrer. Il y en a de multiples. Elles rôdent dans les parages, on les entend des autres ou on se les répète soi-même. Combattons-les ensemble.</p>
<p><em>“J’ai rien à raconter”</em>. En es-tu si sûr ? Prends un instant et regarde tout le chemin que tu as déjà parcouru, tout ce que tu as appris, découvert. Les connaissances que tu as engrangées, via de la pratique, de la lecture, des confs. Tous les problèmes que tu as rencontrés et résolus. Les discussions que tu as eues. Tu as du vécu, et il te suffit de piocher dans ton sac.</p>
<p><em>“Ça a déjà été dit”</em>. Et alors ? Il faudrait se retenir parce quelqu&rsquo;un a déjà traité un sujet ? Donc on aurait qu&rsquo;un seul point de vue ? Non, ce n&rsquo;est pas souhaitable. Au contraire. Chaque histoire est différente. La tienne sera racontée différemment, basée sur ton expérience, avec tes exemples, ton style, etc. Aussi, on peut tomber sur ton partage sans avoir eu connaissance des autres avant. Auquel cas ça n&rsquo;aura pas déjà été dit.</p>
<p><em>“Je ne suis pas un expert”</em>. C&rsquo;est ok de partager sans être un expert absolu dans un domaine (tant qu&rsquo;on ne le fait pas croire). On peut partager ce que l&rsquo;on sait, et c&rsquo;est déjà très bien. On renforce d&rsquo;ailleurs notre compréhension quand on veut expliquer un sujet à d&rsquo;autres personnes, et on peut découvrir de nouvelles choses en chemin.</p>
<p><em>“C&rsquo;est un sujet basique”</em>. Il y a des nouveaux débutants tous les jours. Des personnes seront très contentes de découvrir ce que tu juges être trop basique/simple.</p>
<p><em>“Ce n’est pas intéressant”</em>. À l&rsquo;instar des fonctionnalités d&rsquo;un produit, tant qu&rsquo;elles ne seront pas dans la mains des utilisateurs, on ne sera jamais sûr qu&rsquo;elles soient utiles ou intéressantes. Alors ne cherche pas à faire de la divination, essaie, partages et tu verras bien. Le public est large. Et ce peut être <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2023/06/mon-blog-ce-journal-imparfait/" rel="">intéressant pour soi avant tout</a>.</p>
<p><em>“Je ne sais pas faire”</em>. Tu n&rsquo;as jamais écrit d&rsquo;article, présenté un sujet en meetup, ou enregistré un podcast ? Aucun problème. Tout s&rsquo;apprend.</p>
<h2 id="des-histoires-qui-sont-en-nous">Des histoires qui sont en nous</h2>
<p>Je suis convaincu qu’on a tous des tas d’histoires à raconter. Elles sont pour la plupart déjà là, en nous, parce qu&rsquo;on les a vécues. Elles sont personnelles et d&rsquo;autant plus intéressantes. Pour illustrer cet avis, je vais prendre pour exemple mon blog. On y retrouve des articles qui ont un impact sur moi à un moment donné.</p>
<p><strong>J&rsquo;apprends et approfondis des sujets en continu.</strong> Il y a toujours à découvrir, dans plein de domaines, et c&rsquo;est pour ça que j&rsquo;aime mon métier. L&rsquo;animation d&rsquo;atelier comme l&rsquo;<a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/10/une-introduction-a-levent-storming/" rel="">Event Storming</a> - re-découvert pendant la School of Product, ça a déclenché l&rsquo;écriture. Des méthodes comme <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/07/la-methode-mikado-de-grands-changements-avec-de-petites-etapes/" rel="">Mikado</a> pour faciliter un refactoring, des principes comme <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2020/04/first-5-principes-pour-guider-l-ecriture-des-tests-unitaires/" rel="">FIRST</a> pour guider l&rsquo;écriture des tests unitaires - ce sont des moments où je creusais respectivement le refactoring et les tests. Ou tout simplement une petite fiche pour se lancer sur un langage comme <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/04/demarrer-avec-kotlin/" rel="">Kotlin</a> - quand j&rsquo;animais quelques katas en mob avec ce langage.</p>
<p><strong>J’ai des convictions, de la culture, de la connaissance.</strong> De l&rsquo;autre côté du miroir, il y a ce que l&rsquo;on sait et ce que l&rsquo;on fait. J&rsquo;ai par exemple écrit quand je proposais à mon équipe de faire <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/02/et-si-on-arretait-les-revues-de-code/" rel="">plus de pair et moins de revues de code</a>. D&rsquo;autres fois, je réagissais suite à des discussions que j&rsquo;avais pu avoir à propos de la <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2020/11/clean-architecture-et-si-on-passait-a-cote/" rel="">Clean Architecture</a> ou <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/09/pourquoi-veut-on-rendre-un-test-unitaire-independant/" rel="">des dépendances dans les tests unitaires</a>. Parfois, j&rsquo;essaie de partager des opinions - <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2023/02/des-guides-plus-que-des-dogmes/" rel="">ici sur les dogmes</a>. Et puis il y a la vulgarisation - j&rsquo;ai participé à un meetup pour <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2022/02/les-pratiques-tech-qui-peuvent-aider-votre-equipe/" rel="">rendre accessible des concepts et des pratiques tech</a>.</p>
<p><strong>Je vis des expériences.</strong> Il y a des événements qui m&rsquo;impactent et m&rsquo;inspirent. C&rsquo;est parfois de gros changements comme lors de mon passage <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2023/02/de-ios-a-flutter-un-rex-et-des-mythes/" rel="">de iOS à Flutter</a> - j&rsquo;en ai profité pour partager mon REX et casser des mythes. Ou des petites choses qui peuvent paraître insignifiantes pour d&rsquo;autres - un vendredi, c&rsquo;était une enfant dans le métro qui posait <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/03/questions-ouvertes-et-curiosite-enfantine/" rel="">des tas de questions ouvertes</a> à son père.</p>
<p><strong>Je rencontre des problèmes.</strong> Ça aussi, c&rsquo;est impactant. Ça aussi, ça arrive tout le long de notre vie et c&rsquo;est une source d&rsquo;inspiration. J&rsquo;ai partagé notre stratégie pour gérer des <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2019/11/fixing-thousands-of-swiftlint-violations-over-time/" rel="">centaines de violations de Lint</a> sur un projet ou comment j&rsquo;ai <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2020/10/soyez-flemmard-ecrivez-des-scripts/" rel="">automatisé une tâche</a> qu&rsquo;on devait faire régulièrement.</p>
<h2 id="pour-se-lancer">Pour se lancer</h2>
<p>Les quatre groupes que j&rsquo;ai utilisés au-dessus se transforment très bien en questions puissantes pour s&rsquo;aider à trouver de la matière :</p>
<ul>
<li>Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;ai appris ?</li>
<li>Qu&rsquo;est-ce que je sais ou fais ?</li>
<li>Quels événements m&rsquo;ont marqué ?</li>
<li>Quels problèmes ai-je rencontrés ?</li>
</ul>
<p>On peut se les poser à un instant T pour trouver de l&rsquo;inspiration. J&rsquo;ai fait l&rsquo;exercice en divisant une vintaine de participants en petits groupes. Après seulement 10 minutes, on a tout réunit sur un tableau et on était surpris de la quantité d&rsquo;histoires qui a émergé.</p>
<p>On peut aussi le faire régulièrement. Chaque fin de semaine par exemple, comme une rétrospective de ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé. Juste pour soi, ou pour son équipe. J&rsquo;y vois un avantage intéressant : on muscle notre cerveau à nous faire prendre conscience de ce que l&rsquo;on apprend et vit, et on peut le partager.</p>
<p>Dès que j&rsquo;ai une inspiration qui me vient, je vide mon cerveau sur une note. Juste un titre, ou quelques paragraphes très brouillon. Je me suis habitué à capturer ces inspirations.</p>
<p>Bienvenue dans l&rsquo;aventure ! :)</p>
]]></description></item><item><title>Pratiquer un peu tous les jours pour apprendre</title><link>https://jordanchapuy.com/posts/2023/04/pratiquer-un-peu-tous-les-jours-pour-apprendre/</link><pubDate>Mon, 24 Apr 2023 17:45:00 +0200</pubDate><author>Auteur</author><guid>https://jordanchapuy.com/posts/2023/04/pratiquer-un-peu-tous-les-jours-pour-apprendre/</guid><description><![CDATA[<p>Récemment, mon prof de guitare me disait « T&rsquo;inquiètes pas, à force de pratiquer, de nouvelles connexions vont se créer dans ton cerveau. Elles seront de plus en plus nombreuses, rapides, et ça deviendra automatique ». Je suis en phase, et ça m&rsquo;a inspiré pour écrire sur l&rsquo;apprentissage.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, je réfléchis encore beaucoup pour jouer de la guitare. <em>Pour ce nouvel accord, je dois mettre mon doigt 3 sur la corde 1 en case 3 + le doigt 2 sur la corde 2 en case 2 + le doigt 4 sur la corde de 6 en case 3.</em> Je découvre, je suis lent, j&rsquo;ai besoin d&rsquo;être conscient de ce que je fais - <strong>les connexions sont à créer</strong>.</p>
<p>À l&rsquo;inverse, pour certaines mélodies, j’arrive à jouer sans me concentrer sur mes doigts. Je peux mettre plus de rythme. Je pense davantage à la musique elle-même (le quoi) et moins aux outils (mes doigts, les cordes, les cases - le comment). Ça commence à devenir une habitude, un automatisme. <strong>Des connexions ont émergé avec la répétition</strong>.</p>
<p>Je pense aux <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/08/apprendre-en-pratiquant-avec-des-katas-de-code" rel="">katas de code</a>. On peut s&rsquo;en servir pour apprendre par la pratique en répétant un geste. On se concentre sur un sujet précis dans un cadre simple pour s&rsquo;améliorer sur un concept, par exemple. Je pense à l&rsquo;écriture de tests, au <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/06/le-refactoring" rel="">refactoring</a>, à la prise de parole, au sport ou n&rsquo;importe quelle activité nouvelle : <strong>pratiquer et répéter renforcent l&rsquo;apprentissage</strong>. La maîtrise augmente progressivement et la pratique devient de plus en plus naturelle.</p>
<p>Pour avoir plus d&rsquo;impact, on cherchera une bonne régularité avec des répétitions proches dans le temps. Mon prof me confirmait d&rsquo;ailleurs cette intuition pour la guitare : mieux vaut jouer 15 minutes chaque jour plutôt que deux heures les dimanches.</p>
<p><strong>On ancre l’apprentissage avec des répétitions proches</strong>. On réactive constamment les connexions. On les renforce et on en créait de nouvelles. On n’a pas le temps d’oublier. Rien n’empêche d’y passer plus de temps lorsque c’est possible, de faire ces deux heures les dimanches, tant qu&rsquo;on garde aussi des séances rapprochées.</p>
<p>On veut que <strong>ça fasse partie de notre quotidien</strong> pour démultiplier l&rsquo;apprentissage. Je pense par exemple à l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;anglais. Si je fais un voyage à l&rsquo;étranger, je peux changer mon quotidien en parlant constamment cette langue. Si je suis addict aux séries le soir, je peux tout passer en VO. Ou je peux tenir un journal en anglais pour écrire chaque jour. Bref, je veux nager constamment dedans. Idem pour une pratique tech, un framework, un langage. Si je commence à pratiquer tous les jours, dès maintenant, sur mon projet, alors je progresserai bien plus vite qu&rsquo;en regardant une vidéo le week-end.</p>
<p>Et quitte à en faire un peu tous les jours, on peut avancer par petites étapes. Sur le morceau <em>Knockin On Heavens Door</em> de <em>Bob Dylan</em>, j&rsquo;ai eu plusieurs accords et enchaînements d&rsquo;accords à apprendre. La gymnastique de positionnement des doigts m&rsquo;a bien embrouillé bien le cerveau au début. Au lieu d&rsquo;en enchaîner 6, j&rsquo;ai commencé à les travailler deux par deux : jouer <em>Sol + Ré</em> en boucle, puis <em>Ré + Lam</em> en boucle. Puis lorsque j&rsquo;étais plus à l&rsquo;aise, j&rsquo;ai joué <em>Sol + Ré + Lam</em> en boucle. Je ne cherche pas à tout apprendre d&rsquo;un coup, <strong>je décompose en petites étapes pour progresser</strong>.</p>
<p>Pratiquer un peu tous les jours pour apprendre. Voilà donc quelques ingrédients pour renforcer un apprentissage.</p>
<figure>
</figure>

]]></description></item><item><title>Je n'ai pas le temps. Vraiment ?</title><link>https://jordanchapuy.com/posts/2022/10/je-n-ai-pas-le-temps-vraiment/</link><pubDate>Mon, 03 Oct 2022 21:00:00 +0200</pubDate><author>Auteur</author><guid>https://jordanchapuy.com/posts/2022/10/je-n-ai-pas-le-temps-vraiment/</guid><description><![CDATA[<p>Je n&rsquo;ai pas publié depuis quelques mois. Je pourrais me dire <em>&ldquo;je n&rsquo;ai pas eu le temps&rdquo;</em>. Mais, est-ce vraiment un manque de temps ? Je l&rsquo;ai ce temps. D&rsquo;ailleurs, on a tous le même temps - 7 jours dans la semaine, 24 heures dans la journée, 60 minutes dans l&rsquo;heure. C&rsquo;est invariable¹. Pourtant, on entend et utilise souvent cette excuse, <em>&ldquo;je n&rsquo;ai pas le temps&rdquo;</em>. Une affirmation incorrecte, qui ne veut pas dire grand-chose.</p>
<p>Le temps n&rsquo;est pas une ressource comme les autres. Prenons en exemple l&rsquo;électricité. On peut en acheter, en stocker, et même en fabriquer. Maintenant, regardons avec le temps. On ne peut pas l&rsquo;acheter. Vous avez déjà vu des magasins pour acheter du temps ? On ne peut pas le stocker, ni en cumuler ; le temps passera quoi qu&rsquo;il arrive, qu&rsquo;on le <em>consomme</em> ou non. Et on ne peut pas non plus le fabriquer.</p>
<p><code>Attends, t'es en train de me dire qu'on ne peut rien faire avec le temps ?</code></p>
<p>Plus ou moins. On peut mesurer le temps entre des événements - <em>&ldquo;il s&rsquo;est écoulé 2 heures depuis que je me suis levé&rdquo;</em>. Encore plus intéressant dans le cadre de cette histoire, on peut déterminer ce que l&rsquo;on veut faire pendant un temps donné - <em>&ldquo;pendant la prochaine heure, je vais jouer de la guitare&rdquo;</em>. Et on peut ordonner des événements dans le temps - <em>&ldquo;je vais jouer de la guitare et ensuite faire du vélo&rdquo;</em>.</p>
<p>Vous voyez la subtilité ? <strong>J&rsquo;agis sur moi</strong> et sur mes activités, <strong>sur ce que je peux contrôler et changer</strong>. JE m&rsquo;adapte. Je n&rsquo;agis pas directement sur le temps (d&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est plutôt lui qui agit sur nous - qui a dit vieillesse ?).</p>
<p>On va donc chercher à influencer notre façon d&rsquo;utiliser le temps qui s&rsquo;écoule. Comment ? C&rsquo;est une question à laquelle on peut répondre par la <strong>priorisation</strong> et l&rsquo;<strong>organisation</strong>.</p>
<p>Jouer à la console, regarder une série, aller chez des amis, &hellip; Ce sont des choix, ce sont des priorités que l&rsquo;on s&rsquo;est données. Peut-être que l&rsquo;on n&rsquo;en ait pas conscient sur le moment, mais cela reste priorité. On a déterminé ce jour-là que regarder une série puis voir ses amis avait une priorité plus élevée que de faire du sport. <em>&ldquo;Je n&rsquo;ai pas eu le temps de faire du sport&rdquo;</em> devient <em>&ldquo;j&rsquo;ai eu d&rsquo;autres priorités que de faire du sport&rdquo;</em>. Et c&rsquo;est bien plus qu&rsquo;un changement de tournure de phrase. On déplace le problème dans un espace que l&rsquo;on peut résoudre : je ne peux pas changer la manière dont le temps s&rsquo;écoule mais <strong>je peux changer mes priorités</strong>. C&rsquo;est valable pour la vie pro autant que pour la vie perso.</p>
<p>Je peux commencer par <strong>lister</strong> toutes les activités et tâches que je dois faire. De cette manière, je vais rendre visible l&rsquo;ensemble des choses que je veux faire. Je peux éventuellement faire des regroupements par thématique, j&rsquo;aurais alors une vue plus macro. En explicitant tout ça à l&rsquo;écrit, je vais pouvoir me rendre compte que j&rsquo;essaie peut-être de faire trop de choses en même temps. C&rsquo;est là qu&rsquo;entre en jeu la <strong>priorisation</strong>.</p>
<p>On va se poser des questions pour déterminer ce sur quoi on veut passer du temps. Je ne pourrais probablement pas faire tout ce que je veux cette semaine, alors qu&rsquo;est-ce que je choisis de faire ? Une autre façon de se challenger quand on n&rsquo;arrive pas à s&rsquo;enlever des tâches : je veux tout faire, ok, mais alors par quoi je commence ?</p>
<p>Pour m&rsquo;aider, je peux utiliser la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Matrice_d%27Eisenhower" target="_blank" rel="noopener noreffer">matrice d&rsquo;Eisenhower</a>. C&rsquo;est un quadrant avec un axe <em>urgence</em> et un axe <em>importance</em>. En identifiant dans quelle zone du quadrant se situent nos tâches, on peut déterminer celles qu&rsquo;il faudrait réaliser maintenant, plus tard, ou déléguer voire abandonner. C&rsquo;est un modèle simple et pratique pour comparer des tâches. Eh oui, la priorisation, c&rsquo;est aussi de la comparaison ; cette tâche est plus prioritaire que celle-ci.</p>
<p>Avec les tâches que j&rsquo;ai identifiées, je peux créer un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tableau_kanban" target="_blank" rel="noopener noreffer">tableau Kanban</a> pour visualiser l&rsquo;avancement de ce que je fais actuellement. Trois simples colonnes suffisent : <em>à faire</em>, <em>en cours</em> et <em>terminé</em>. L&rsquo;approche Kanban vient avec des principes très intéressants pour s&rsquo;organiser. Je mets des limites sur les colonnes - je ne dois pas avoir plus de deux tâches <em>en cours</em> par exemple. Et j&rsquo;essaie de tirer les cartes vers la droite le plus rapidement possible.</p>
<p>Autrement dit, je <strong>limite mes encours</strong> et je termine ce que j&rsquo;ai commencé (stop starting, start finishing). Si je fais vingt tâches en même temps, je vais sans arrêt jongler entre ces tâches, et je vais mettre beaucoup de temps à en terminer n&rsquo;en serait-ce qu&rsquo;une. Alors que si je me limite à disons deux tâches, je pourrais plus rapidement la terminer et en commencer une autre.</p>
<p>Je cherche aussi à <strong>découper mes tâches</strong> en assez petits morceaux pour les terminer rapidement et passer à autre chose. Autre bénéfice important, j&rsquo;ai plus de flexibilité dans la priorisation. Plutôt que de <em>&ldquo;repeindre l&rsquo;appartement&rdquo;</em> puis <em>&ldquo;prendre soin du jardin&rdquo;</em>, je peux avoir un tri plus fin qui pourrait donner <em>&ldquo;repeindre le salon&rdquo;</em>, <em>&ldquo;tondre le gazon&rdquo;</em>, <em>&ldquo;repeindre la cuisine&rdquo;</em>, <em>&ldquo;repeindre la chambre&rdquo;</em>, et <em>&ldquo;tailler les haies&rdquo;</em>.</p>
<p>À noter que tout ça est applicable même si on n&rsquo;utilise pas de tableau Kanban. Et en voilà un autre : <strong>savoir dire non</strong>. Un soft skill indispensable pour ne pas se retrouver avec une liste infinie de tâches à faire. Prioriser, c&rsquo;est d&rsquo;une certaine manière dire non à certains sujets. <em>&ldquo;Non je ne développerais pas cette fonctionnalité maintenant, voire pas du tout.&rdquo;</em></p>
<p>Vous voilà maintenant avec de nouvelles billes pour maîtriser le temps&hellip; à travers vous-même :)</p>
<p>Mon intention avec cet article était de vous permettre de vous questionner et de vous faire prendre conscience que le temps, c&rsquo;est aussi une question de priorités. Et c&rsquo;est une bonne chose, parce que ça, on peut le gérer. On peut décider d&rsquo;adapter nos priorités en fonction du contexte, on peut s&rsquo;organiser pour avancer, on peut trier ce qui n&rsquo;est pas nécessaire, etc. Ou peut-être que vous vous rendrez compte que vos priorités actuelles sont OK pour vous, qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien à changer, et que finalement cette chose pour laquelle vous n&rsquo;avez pas le temps n&rsquo;est pas si importante.</p>
<hr>
<p><em>1. La rotation de la Terre varie ; elle est parfois plus lente, parfois plus rapide. Environ tous les 4-5 ans, une seconde intercalaire est ajoutée au système de temps UTC. Par rapport à l&rsquo;horloge atomique qui elle ne varie pas.</em></p>
]]></description></item><item><title>L’inspiration d’une douche</title><link>https://jordanchapuy.com/posts/2021/03/inspiration-d-une-douche/</link><pubDate>Fri, 12 Mar 2021 11:05:00 +0100</pubDate><author>Auteur</author><guid>https://jordanchapuy.com/posts/2021/03/inspiration-d-une-douche/</guid><description><![CDATA[<p>Je dois confesser un péché écologique. Je ne possède pas une ferme de minage bitcoin dans mon garage, ni ne vais acheter ma baguette de pain en SUV, mais je prends de longues douches bien chaudes. À tel point que j’ai déjà entendu ma mère se demander ce que je faisais sous la douche lorsque j’habitais sous son toit. Et faire quelques suppositions sur ce que peut faire un adolescent lors d’un moment solitaire. Pourtant non, n’en déplaise aux lecteurs venus chercher une histoire pimentée.</p>
<p>Je prends régulièrement de longues douches. Ce n’est pas systématique, mais j’atteins facilement les 15 minutes, grimpant parfois aux alentours de 20 minutes. Pendant tout ce temps, je pense. Je pense à tout, à rien. Mon esprit divague, il part dans tous les sens. C’est un moment de réflexion et de créativité - je réfléchis, je questionne, je pense, j’imagine toute sorte de choses. Mon esprit bouillonne davantage que l’eau qui coule dans la douche (et heureusement pour moi, le contraire me poserait un réel problème).</p>
<p>Cette explosion de pensées, j’en ai conscience depuis un moment. Je m’étais fait la remarque il y a plusieurs années déjà. J’appréciais ces moments de liberté et d’évasion régulièrement. C’est une de mes bulles. Je reste immobile sous une cascade d’eau chaude qui me détend et me transporte ailleurs. Plus récemment, j’ai commencé à prendre des petites notes par-ci par-là de mes pensées en sortant de la douche. Pour ne pas les perdre, les rendre plus réelles et m’en servir ultérieurement. C’était il y a peut-être un ou deux ans. Je le faisais de temps à autre quand j’avais une idée importante ou une action à faire.</p>
<p>Et puis, encore plus récemment, j’ai eu un déclic soudain. Comme une évidence qui me tombait dessus. Je me suis dit « Hé. Ces moments où mon cerveau bouillonne, où mon inspiration est grande, il faut que j’en profite. Il faut qu’immédiatement après la douche, j’avance avec cette idée, j’agisse, ou que je fasse une activité créative. ».</p>
<p>J’ai commencé à me réserver du temps, la demie-heure ou heure suivant certaines douches, pour utiliser ce moment où j’étais dans un bon flow. Par exemple en écrivant le jet d’un article qui venait de me traverser l’esprit. En réalisant vraiment ce qu’il y avait dans ma tête, et pas simplement en prenant de brèves notes.</p>
<p>Depuis, j’ai installé un standing desk dans la baignoire. J’ai beaucoup plus d’idées, et également de nombreux appels de la copropriété qui suspecte une fuite massive d’eau chez moi. Non, blague à part, j’ai détecté que c’était un de mes moments d’inspiration. De créativité. De pensée. Et je m’en sers. Je me réserve ce temps où je suis dans un bon flow. Je sais ce que je vais faire et je le fais. Je m’enlève les distractions et les notifications. Je me focalise sur une seule chose et j’apprécie que tout roule. Je suis davantage productif et créatif, sans batailler.</p>
<h2 id="etre-dans-le-bon-flow">Etre dans le bon flow</h2>
<p>Pour moi, la douche est un de ces moments. J’en ai également d’autres. Le début de matinée ou le soir en me couchant par exemple. Vous avez vos moments qui vous sont propres. Peut-être la douche (la stimulation de la créativité semble être un effet connu), peut-être des moments différents.</p>
<p>Au final, la douche n’est pas le principal sujet. Mais plutôt soi. Se comprendre. Connaitre les moments où l’on est productif, inspiré, pensif. Et s’écouter, pour arrêter afin de ne pas forcer lorsque ça ne veut pas et l’accepter. À quels moments suis-je dans de bonnes conditions ? Quelles sont mes bonnes conditions ?</p>
<p>Pour les <a href="https://jordanchapuy.com/posts/2021/03/questions-ouvertes-et-curiosite-enfantine/" target="_blank" rel="noopener noreffer">personnes curieuses</a> se demandant si cet article a été pensé sous une douche, la réponse est Oui. :)</p>
]]></description></item><item><title>Questions ouvertes et curiosité enfantine</title><link>https://jordanchapuy.com/posts/2021/03/questions-ouvertes-et-curiosite-enfantine/</link><pubDate>Wed, 03 Mar 2021 08:45:00 +0100</pubDate><author>Auteur</author><guid>https://jordanchapuy.com/posts/2021/03/questions-ouvertes-et-curiosite-enfantine/</guid><description><![CDATA[<p>Ce week-end, j’ai quitté le béton parisien dans la quête de trouver de la nature et de grands espaces. En prenant le métro, je me suis assis en face d’une petite fille probablement âgée de 4 ans accompagnée de son papa. Elle l’assiégeait de questions :</p>
<div class="details admonition question open">
        <div class="details-summary admonition-title">
            <i class="icon fas fa-question-circle fa-fw"></i>Papa, dis-moi<i class="details-icon fas fa-angle-right fa-fw"></i>
        </div>
        <div class="details-content">
            <div class="admonition-content"><ul>
<li>Pourquoi ça sonne ?</li>
<li>C’est pour prévenir les gens que la porte va se fermer.</li>
<li>Ahhhh. […] Et là, pourquoi le métro il va tout doucement ?</li>
<li>Parce qu’il y a des feux.</li>
<li>Et comment il fait ?</li>
<li>Il y a un monsieur qui conduit le métro et qui a une manette pour aller plus vite ou moins vite.</li>
<li>[…] Ohhh on voit la lumière du soleil ici. Pourquoi ?</li>
</ul>
</div>
        </div>
    </div>
<p>J’étais émerveillé devant le nombre de questions qu’elle posait et la variété des sujets. Elle regardait continuellement ce qu’il y avait autour d’elle. Tout ce que cet enfant voyait entraînait une interrogation. Pourquoi ceci, comment cela, qu’est-ce que, … Sa soif de curiosité ne s’étanchait pas.</p>
<div class="details admonition question open">
        <div class="details-summary admonition-title">
            <i class="icon fas fa-question-circle fa-fw"></i>Encore<i class="details-icon fas fa-angle-right fa-fw"></i>
        </div>
        <div class="details-content">
            <div class="admonition-content"><ul>
<li>Et pourquoi eux ils montent pas dans le métro ?</li>
<li>Ils s’arrêtent ici, ils vont sortir dans la rue.</li>
<li>Pourquoi il y a plein de câbles sur le mur ?</li>
<li>C’est pour que le métro fonctionne.</li>
<li>Qu’est-ce que c’est le bouton-là ?</li>
</ul>
</div>
        </div>
    </div>
<p>Je suis également très curieux, et joueur : le temps d’une dernière station, je me suis amusé à suivre son regard et à imaginer quelques questions que je pourrais poser. En arrivant au terminus, elle m’avait battu. À peine le métro entrait sur le quai que la petite fille demanda à son papa <em>« Pourquoi c’est grand ? »</em>. J’ai concédé la victoire en lui adressant un grand sourire au moment de descendre.</p>
<p>Après avoir traversé les couloirs pour rejoindre les quais du RER, j&rsquo;ai commencé à me remémorer le trajet en métro et toutes ces questions. Et pendant que je divergeais avec moi-même sur ce que j’avais observé, ma compagne me sortit soudainement de ma bulle avec une question : <em>« Tiens, t’as pas pris ton sac gris. T’avais peur de ne pas avoir assez de place ? »</em>. (J’avais emmené mon sac noir au lieu du gris)</p>
<p>J’ai d’abord rigolé. Ce qui l’intrigua - quelqu’un pose une question et la personne d’en face se marre, ça a de quoi interpeller. Je ne me moquais pas d’elle, mais je trouvais la situation très marrante. Je pensais aux questions de la petite fille - ce qu’elle demandait, la façon dont elle le demandait - et j’ai eu au même moment une question d’un adulte, très différente.</p>
<p>Je voyais là de forts opposés. D’une part des questions ouvertes (pourquoi, comment, qu’est-ce que) avec des possibilités de réponses très vastes, et d’autre part une question fermée avec deux possibilités de réponse (oui ou non). D’un côté des questions innocentes, sans préjugés, sans connaissance, de l’autre une question présentant déjà un avis, une conviction, un jugement sur la réponse.</p>
<p>Oui, parce que si on regarde la question de ma compagne, elle a mis sa réponse dans la question : <em>« T’avais peur de ne pas avoir assez de place ? »</em>. On pourrait presque enlever le point d’interrogation. La question est déjà orientée et fermée sur un axe.</p>
<p>Et non. Ce matin-là, j’avais choisi un autre sac pour avoir davantage de poches, afin de mieux organiser mes affaires, et non pas pour la plus grande place. Je n’avais pas besoin de plus d’espace, au contraire, j’aurais bien aimé avoir quelque chose de petit. Mais sa question supposait que le besoin de place avait motivé mon choix.</p>
<h2 id="ouvrir-ses-questions-et-sa-curiosité">Ouvrir ses questions et sa curiosité</h2>
<p>À travers cette histoire, j’ai envie de soulever deux propositions pour soi : poser davantage de questions ouvertes, et être aussi curieux qu&rsquo;un enfant.</p>
<p>Poser des questions ouvertes pour se laisser surprendre, s’autoriser à avoir quelque chose d’inattendu. Pour mettre de côté son avis. Pour ne pas biaiser la réponse, ne pas influencer l’interlocuteur. Pour avoir une meilleure communication. Pour laisser la personne s’exprimer pleinement. Les questions ouvertes sont très puissantes. <em>Pourquoi as-tu pris le sac noir ? Comment peut-on t’aider ? Qu’est-ce qui te freine ? Comment vas-tu ?</em></p>
<p>Être curieux comme un enfant en posant un tas de questions. Sur ce que l’on voit, pour comprendre ce qui nous entoure. Sur ce que l’on fait, pour comprendre pourquoi on le fait. Le petit enfant cherche, interroge, tout est nouveau pour lui. <em>Pourquoi ce bout de code trouvé sur StackOverflow corrige mon problème ? Qu’est-ce qu’il y a derrière cette nouvelle fonctionnalité du langage ? Pourquoi est-elle ajoutée ?</em> Et c’est valable partout, dans tous les domaines.</p>
]]></description></item></channel></rss>