Apprendre l'essentiel du Markdown en 5 minutes
Avec la démocratisation de l’IA et des agents IA au grand public, le format Markdown émerge au grand jour, aux yeux de tous. Bon, personne ne l’a caché, mais ce que je veux dire, c’est qu’il devient davantage utile à tout le monde, profil non technique y compris.
Si on regarde en arrière, ce format était surtout utilisé par les développeurs et certains outils. C’est par exemple mon cas, je l’utilise depuis plusieurs années de différentes manières : un README qui accompagne le code des projets, mon système de notes avec Obsidian, et même ce blog - j’écris mes articles en Markdown, et c’est ensuite le moteur Hugo qui transforme ça en HTML.
Aujourd’hui, n’importe qui peut être amené à devoir lire ou manipuler un fichier Markdown en jouant avec l’essor des applications d’agents IA comme Claude Cowork ou ChatGPT Codex (voir mon guide sur la prise en mains d’agents IA). C’est également plus économique (en token) que des fichiers PDF.
La bonne nouvelle ? C’est incroyablement simple à apprendre. Pas besoin d’être développeur ou d’y connaître quelque chose dans la technique. En 5 minutes, vous aurez compris l’essentiel. Voyons ça ensemble.
C’est quoi, au juste ?
Markdown, déjà, c’est un format de fichier texte avec pour extension .md. Ça contient simplement du texte. On y retrouve le contenu de ce texte et sa mise en forme (gras, italique, …).
Quand on rédige un document sur Word ou Google Docs, si on veut faire de la mise en forme, on doit alternativement surligner des morceaux de texte puis cliquer sur un bouton : ça je veux que ce soit en gras, ça c’est en rouge, ça c’est le grand titre, etc. Et quand on copie-colle le texte ailleurs, on prie pour que ça applique bien le bon style :)
L’idée du format Markdown, c’est d’écrire le contenu textuel et d’utiliser quelques symboles pour indiquer la mise en forme, directement pendant la saisie. Par exemple : Une phrase avec un mot en *italique*.. On balise le texte (c’est un langage de balisage, comme HTML, mais bien plus simple).
Markdown se veut simple, concis, et lisible. On veut pouvoir facilement lire le texte contenu dans un fichier Markdown. Qui dit simplicité dit aussi moins de possibilités - ce format va à l’essentiel. On ne fera pas autant de folie qu’avec Word ou une page web. Et c’est tant mieux.
L’essentiel pas à pas
Les titres
Pour hiérarchiser avec des titres, des sections, on utilise le symbole dièse (#). C’est simple : plus il y a de dièses, plus le titre descend en niveau. On peut aller jusqu’à 6.
# Titre principal (H1)
## Titre de section (H2)
### Sous-titre (H3)
Mettre en valeur le texte
Besoin d’insister sur un mot ou d’ajouter du relief ? C’est le rôle de l’astérisque (*).
- Pour l'italique, on encadre les mots d’un astérisque :
*italique* - Pour le gras, on en met deux de chaque côté :
**gras** - Et si on veut vraiment appuyer en combinant les deux, on en met trois :
***les deux***
Simple, non ?
Listes
Pour faire une liste, un simple tiret (-) suivi d’un espace, et le tour est joué.
- Premier point
- Deuxième point
Ça marche aussi avec l’astérisque (*). Et si vous préférez une liste ordonnée, tapez simplement 1., 2., etc.
Citations
Pour citer quelqu’un ou mettre en avant une phrase importante, utilisez le chevron droit (>) en début de ligne. Ça donne ça :
Je sais que je ne sais rien.
Liens et images
C’est le moment le plus compliqué, mais promis, ça reste simple. Pour faire des liens, on utilise la combinaison de crochets et de parenthèses.
- Pour un lien :
[le texte du lien](URL). Par exemple :[mon blog](https://jordanchapuy.com). - Pour une image : c’est exactement la même chose, avec un point d’exclamation devant. Par exemple :
.
Blocs de code
Même si vous n’écrivez pas de code, cette syntaxe reste utile pour isoler du texte, faire comprendre que c’est un extrait, ou montrer une formule sans que l’éditeur essaie de la formater. On utilise le backtick (`).
- Pour un
passage au milieu d'une phrase, on l’encadre d’un seul backtick : `comme ceci`. - Pour un bloc entier de plusieurs lignes, on utilise trois backticks (```) avant et après le bloc.
Ceci est un bloc de code.
Exemple complet
Voici un rapide exemple de contenu Markdown, pour assembler ce que l’on a vu. Et ça me permet de montrer une précision utile.
Après la plupart des “blocs” comme un titre, une citation, une liste, un bloc de code (tout ce qui devrait retourner à la ligne ensuite), il faut sauter une ligne pour que la mise en page soit bien prise en compte.
# Instant Kaamelott
Vais-je parler de Kaamelott dans chacun de mes articles ?
Nooooon, je ne le cite pas tout le temps... Mais *un peu quand même*.
> Ouais, c'est pas faux ~ Perceval.
## Construire un château fort
Je m'y connais bien là-dedans, j'ai dû en bâtir **une dizaine** quand j'étais enfant. Rien de plus simple, il vous faut :
- Du [sable](https://fr.wikipedia.org/wiki/Sable),
- De [l'eau](https://fr.wikipedia.org/wiki/Eau), pour faire une sorte de ciment avec le sable, mais pas trop quand même,
- Un seau, c'est plus simple pour faire les tours.
```
[FICHE TECHNIQUE]
- Difficulté : Facile
- Temps de construction : 20 minutes
- Résistance aux vagues : 0, prévoir des douves
```
Vous voyez, ça reste facilement lisible. J’ai même envie de dire que si on ne connaît pas le Markdown, on peut tout de même comprendre le contenu.
À vous de jouer
Voilà. C’est suffisant pour la grande majorité du temps. Oui, il existe quelques autres mise en forme pour faire des tableaux complexes ou barrer du texte, mais c’est largement dispensable au début.
Pour pratiquer sans rien installer, je vous conseille d’aller sur Dillinger.io ou tout autre site qui propose une preview Markdown en ligne. Vous écrivez à gauche en texte brut, et le résultat s’affiche à droite en temps réel.
Prenez un instant pour faire le test ;)